Collège Didier Daurat

Voici une facette du collège Didier Daurat de la ville du Bourget. Construit en 2015/2016 voici une infrastructure dans l’Art du temps.

On retrouve les lignes épurées et géométriques créées par Judith Rotbart & Laurent Salomon architectes (ASA); Jérémy Bedel, Marcos Saintout, Daniel Sellam, architectes; ECDPD, Nobatek, Acoustique & Conseil, BETR, BET

Le terrain de 11 000 m² est situé en face d’une maternelle, d’une école primaire et d’un magnifique lycée de type Henri Sellier, grande bâtisse de briques longue d’une centaine de mètres. Il est également à l’entrée du parc sportif et de la piscine municipale du Bourget. Le collège s’installe parallèlement au lycée, inscrivant les écoles entre les deux lignes d’enseignement secondaire et achevant ainsi le dispositif urbain pour la cité scolaire. La proximité immédiate de l’aéroport du Bourget, de l’autoroute A1 et le passage, au sud du terrain, de la « Tangentielle nord » (SNCF), ont nécessité une large prise en charge des bruits aériens et des autres nuisances sonores. Le collège est constitué de trois constructions indépendantes, agissant en tension les unes avec les autres pour créer un paysage intérieur. La première, linéaire, se situe le long de la rue et comprend tous les espaces dédiés à l’enseignement : au sol la technique opérationnelle (technologie), au sommet les connaissances générales, entre les deux la technique théorique et les arts. La seconde construction, en peigne autour de patios, absorbe la partie triangulaire du site et forme un talus en miroir de la ligne de chemin de fer. Elle accueille la salle polyvalente, le service médical, l’administration surmontée des professeurs, la restauration surmontée du centre de documentation (les nourritures terrestres et culturelles). La troisième construction, à nouveau linéaire et perpendiculaire à la première, vient fermer le dispositif des deux cours intérieures et établir la relation avec les terrains de sports de la ville. Elle comprend les logements et la salle de sport. Le volume dominant de l’enseignement général est traité dans un matériau léger : il est littéralement « suspendu ». Habillé d’une peau de métal oxydé, il fait allusion à une carlingue d’avion (et à l’histoire du Bourget), sa tonalité rouille se marie avec la brique rouge du lycée en vis-à-vis. Des sheds dispensent la lumière et rappellent, dans les salles de classe, le passé industriel de la zone. Par contraste, les volumes posés au sol sont en béton, souvent brut. Un ensemble de patios prêtent au projet un caractère monastique. Ils sont tous traités différemment en taille, couleurs et proportions, en fonction de leurs usages et situations. Ils sont le paysage de la rue intérieure située sous l’enseignement. La cour typique du « collège » est elle-même apparentée à un pré carré, ceinte d’une noue plantée d’arbres et bordée du « potager ». La lumière qui traverse littéralement le bâtiment, depuis les sheds de l’enseignement général au sommet, jusqu’au ciel de la rue, baigne au passage les niveaux d’enseignement technique et artistique, créant des singularités qui, tout à la fois, caractérisent chaque lieu et les rassemblent en un seul projet.

https://www.amc-archi.com/photos/judith-rotbart-laurent-salomon-architectes-asa-college-le-bourget,3393/college-judith-rotbart-lau.1

Auteur de l’article : artistiquementbourgetins

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