La géométrie au collège Didier Daurat

Une architecture nouvelle

Voici un cliché pris par un temps froid et gris du nouveau collège Didier Daurat de la ville du Bourget.

Parmi ses multiples formes géométriques suspendues, on aperçoit une partie d’un des toits dans un aspect béton et brut.

Agrandir

Le collège est constitué de trois constructions indépendantes, agissant en tension les unes avec les autres pour créer un paysage intérieur. La première, linéaire, se situe le long de la rue et comprend tous les espaces dédiés à l’enseignement : au sol la technique opérationnelle (technologie), au sommet les connaissances générales, entre les deux la technique théorique et les arts. La seconde construction, en peigne autour de patios, absorbe la partie triangulaire du site et forme un talus en miroir de la ligne de chemin de fer. Elle accueille la salle polyvalente, le service médical, l’administration surmontée des professeurs, la restauration surmontée du centre de documentation (les nourritures terrestres et culturelles). La troisième construction, à nouveau linéaire et perpendiculaire à la première, vient fermer le dispositif des deux cours intérieures et établir la relation avec les terrains de sports de la ville. Elle comprend les logements et la salle de sport. Le volume dominant de l’enseignement général est traité dans un matériau léger : il est littéralement « suspendu ». Habillé d’une peau de métal oxydé, il fait allusion à une carlingue d’avion (et à l’histoire du Bourget), sa tonalité rouille se marie avec la brique rouge du lycée en vis-à-vis. Des sheds dispensent la lumière et rappellent, dans les salles de classe, le passé industriel de la zone. Par contraste, les volumes posés au sol sont en béton, souvent brut. Un ensemble de patios prêtent au projet un caractère monastique. Ils sont tous traités différemment en taille, couleurs et proportions, en fonction de leurs usages et situations. Ils sont le paysage de la rue intérieure située sous l’enseignement. La cour typique du « collège » est elle-même apparentée à un pré carré, ceinte d’une noue plantée d’arbres et bordée du « potager ». La lumière qui traverse littéralement le bâtiment, depuis les sheds de l’enseignement général au sommet, jusqu’au ciel de la rue, baigne au passage les niveaux d’enseignement technique et artistique, créant des singularités qui, tout à la fois, caractérisent chaque lieu et les rassemblent en un seul projet.

https://www.amc-archi.com/photos/judith-rotbart-laurent-salomon-architectes-asa-college-le-bourget,3393/college-judith-rotbart-lau.1

Auteur de l’article : artistiquementbourgetins

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *